• La visite de Abdu’l-bahá à Montréal.
La maison Maxwell, conue par William Sutherland Maxwell et achevée
en 1911, formait le centre non seulement des amis Bahá'ís mais
aussi de tous les pèlerins Bahá'ís de passage à Montréal.
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Abdu’l-bahá
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May Maxwell avait établi la base de la Foi au Canada.
Ses services dévoués et désintéressés
avaient servi d'aimant puissant pour attirer Abdu’l-bahá à Montréal.
De cette dernière,
Abdu’l-bahá a
dit :
«May Maxwell est une véritable Bahá'íe.
Aucun souffle, aucune parole ne venait d'elle si ce n'était
pour la cause de Dieu. Celui qui la rencontre ressent les subtilités
du Royaume. Sa compagnie élève et épanoui
l'âme.»
Lorsqu' Abdu’l-bahá arriva à Montréal
le 30 août 1912, William Sutherland Maxwell l'attendait
sur le quai de la gare afin qu'humblement il puisse lui demander
d'être l'invité d'honneur de sa maison. Abdu’l-bahá
accepta cette offre et séjourna trois jours dans la maison
des Maxwell. Par la suite, il est resté à l'hôtel
Windsor jusqu'à la fin de son séjour à Montréal.
• La Signification de ce Sanctuaire.
Même si d'autres maisons en Europe et en Amérique ont servi
de gîte à Abdu’l-bahá, seule la maison des Maxwell
a reçu officiellement le titre de sanctuaire par Shoghi Effendi. En
effet dans une lettre envoyée à l'Assemblée spirituelle
nationale du Canada en juin 1953, Shoghi Effendi affirme que :
«...la maison des Maxwell doit être vue comme
sanctuaire national, étant donné son lien étroit avec notre
Maître
bien-aimé lors de sa visite à Montréal.»
Ce lieu sacré est unique au monde puisqu'il est le seul
sanctuaire
Bahá'í outre ceux en Terre sainte, en Iran, en
Iraq et en Turquie où le Báb et Bahá'u'lláh ont
séjourné ou
ont demeuré.
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LSA of Montreal - © Bahá'í World
Centre
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La présence de la foi bahá'íe au Canada
remonte à 1898, année où Edith Magee, de
London en Ontario, est devenue la première canadienne à
adhérer à la foi bahá'íe. Puis, en
1902, May et William Sutherland Maxwell fondent à Montréal
le premier groupe bahá'í, marquant ainsi l'émergence
de la communauté bahá'íe au pays. En raison
du rôle historique qu'elle a joué pendant ces premières
années, May Maxwell s'est d'ailleurs acquise le titre de
mère de la communauté bahá'íe du Canada.
En septembre 1912, `Abdu'l-Bahá, fils de Bahá'u'lláh,
le fondateur de la foi bahá'íe, est venu au Canada. À Montréal
où il a séjourné, `Abdu'l-Bahá a
prononcé des causeries devant des auditoires nombreux
et il a été interviewé par la presse montréalaise
sur divers sujets, dont l'équité économique
et la paix mondiale.
La communauté bahá'íe du Canada a attiré
plusieurs adhérents qui ont grandement contribué
à la société canadienne et à la communauté
bahá'íe internationale. Ainsi, William Sutherland
Maxwell, architecte de la tour du Château Frontenac, à
Québec, et des édifices du parlement de la Saskatchewan,
à Regina, a aussi conçu le sanctuaire bahá'í
érigé sur le mont Carmel, en Israel, siège
du Centre mondial bahá'í. De même, Jean Louis
Bourgeois, un architecte d'origine canadienne-française,
a conçu le temple bahá'í de l'Amérique
du Nord, à Wilmette, une banlieue du nord de Chicago. Friedrich
Schopflocher, un industriel réputé de Montréal,
et John Robarts, un homme d'affaires bien connu de Toronto, figurent
parmi ceux qui ont contribué de façon significative
au développement de la communauté bahá'íe
canadienne au milieu du vingtième siècle.
En 1937, Mary Maxwell, la fille de May et William Sutherland
Maxwell, a épousé Shoghi Effendi, alors le chef
de la foi bahá'íe, à Haifa, en Israel. Connue
ensuite sous le titre d''Amatu'l-Bahá Ruhiyyih Khanum,
elle a voyagé partout dans le monde et est devenue la
bahá'íe d'origine canadienne sans doute la plus
connue au monde.
L'Assemblée spirituelle nationale du Canada, corps administratif
national, a été institué en 1948, puis a
obtenu le statut de corporation en 1949 en vertu d'une loi adoptée
par le Parlement du Canada. L'Assemblée spirituelle nationale
du Canada a son siège au Centre bahá'í national
du Canada, en banlieue nord de Toronto.
Depuis ses tous débuts, la communauté bahá'íe
canadienne attire des gens de toutes les conditions et elle compte
aujourd'hui plus de 25 000 adhérents répartis dans
chacun des territoires et provinces du pays. Partout où ils
résident, que ce soit dans les grands centres urbains
ou dans les villages les plus éloignés du Grand
Nord, les bahá'ís s'efforcent de leur mieux d'améliorer
la qualité de vie de leur collectivité. La communauté bahá'íe
canadienne a, pour sa part, établi avec diverses instances
gouvernementales et organisations de la société civile
des rapports de collaboration, et elle parraine bon nombre de
projets de développement économique et social dans
divers pays du monde.