Nouvelles

Nouvelles

Montréal, le 8 juin 2020 - Lors de la célébration de la fête des 19 jours de Núr (Lumière), dans un quartier de Montréal, la consultation a été axée sur la manière que nous pouvons attirer l’attention de nos concitoyens sur les Principes de la Foi bahá’íe de l’unité raciale. Cette série d’articles portera sur l’histoire des relations étroites que cette Communauté a eu avec les Roses Noires de Montréal!

Le premier contact entre les bahá’ís et une Black Church a eu lieu lors de la visite d’Abdu’l-Bahá à Montréal en septembre 1912, lorsqu’on lui demanda de parler à la congrégation de l’église noire de Montréal (comme on l’appelait à cette époque). 'Abdu’l-Bahá a malheureusement dû décliner l’invitation en raison de son emploi du temps très chargé. Nous apprenons cependant qu’un ami d’enfance de Mary Maxwell, la fille du célèbre architecte montréalais dont la maison est maintenant le Sanctuaire bahá’í, était Eddie Elliot, le seul membre canadien de sa race à devenir bahá’í au cours de la vie d’Abdu’l-Bahá.

'Abdu’l-Bahá a donné l’exemple par lequel May Maxwell s’est sentie inspirée à mener des travaux, tant philanthropiques que bahá’í dans la Communauté afro-canadienne de Montréal. C’est par diligence et un vif intérêt pour l’harmonie raciale de Mme May Maxwell et la soif spirituelle de certaines personnes que les premiers Afro-Canadiens ont accepté cette Foi. Ce qui a attiré ces premiers croyants à la nouvelle foi a été l’hospitalité de Mme May Maxwell.

Le thème des conférences d’Abdu’l-Bahô dans les églises, synagogues, mosquées et universités en Amérique du Nord était l’unité raciale. Ce qui suit est une conférence donnée dans une église :

Aujourd'hui je suis très heureux, car je vois ici une réunion de serviteurs de Dieu. Je vois rassemblés des hommes blancs et des hommes de couleur.

Dans l'estime de Dieu il n'y a pas de distinction de couleurs; tous sont un dans la couleur et la beauté de leur servitude envers Lui.

La couleur n'est pas importante; le cœur est de toute importance. L'extérieur importe peu si le cœur est pur et blanc intérieurement.

Dieu ne fait pas de différences de couleur et de teint; Il regarde les coeurs. Celui dont la morale et les vertus sont louables est préféré aux yeux de Dieu; celui qui se consacre au royaume est le plus aimé.

Dans le domaine de la genèse et de la création la question de couleur est de moindre importance.

Le règne minéral abonde en substances et en compositions aux multiples couleurs, mais nous ne constatons parmi elles aucun conflit à ce sujet.

Dans le règne des plantes et des légumes, des nuances distinctes et bigarrées existent, mais les fruits et les fleurs ne sont pas en conflit pour cette raison. Bien plus, le seul fait qu'il y ait de la différence et de la variété donne plutôt un charme au jardin. Si tout était de la même couleur l'effet serait monotone et déprimant.

Lorsque vous pénétrez dans un jardin de roses la richesse de couleurs et la diversité des formes florales étalent devant vous un tableau de merveille et de beauté. Le monde de l'humanité est comme un jardin et les différentes races sont les fleurs qui constituent son ornement et sa décoration.

Dans le règne animal nous trouvons également de la variété de couleur. Voyez comme les colombes diffèrent dans leur beauté, et cependant comme elles s'aiment et vivent ensemble dans une paix parfaite. Elles ne font pas de la différence de couleur une cause de discorde et d'opposition. Elles se considèrent comme étant de la même espèce et de la même race. Elles savent qu'elles sont d'une seule espèce.

Une colombe blanche s'élève souvent dans les airs avec une colombe noire. Dans le règne animal nous ne trouvons pas de séparation entre les créatures pour des raisons de couleur. Elles reconnaissent l'unité des espèces et l'unité de la race.

Si nous ne trouvons pas de distinction de couleur dans un règne d'intelligence et de raison inférieures, comment peut-elle se justifier parmi les êtres humains, spécialement lorsque nous savons que nous venons tous de la même source et appartenons tous à la même famille? 

Dans son origine et dans son dessein de création l'humanité est une. Les distinctions de race et de couleur se sont élevées par la suite. 

C'est pourquoi je suis extrêmement heureux aujourd'hui que des hommes blancs et de couleur se soient rassemblés ici, et j'espère que le temps viendra où ils vivront ensemble dans la plus grande paix, la plus grande unité et la plus grande amitié.

Je désire vous dire à tous une chose d'importance, afin que la race blanche soit juste et bienveillante envers la race de couleur et que la race de couleur, en retour, montre de la reconnaissance et de l'estime envers la race blanche.

La grande proclamation de la liberté et de l'émancipation de l'esclavage a été faite sur ce continent. Des hommes blancs se sont battus dans une longue guerre sanglante pour la cause des gens de couleur. Ces hommes blancs perdirent leurs biens et sacrifièrent leur vie par milliers pour que les hommes de couleur soient libérés de l'asservissement.

La population de couleur des États-Unis d'Amérique n'est sans doute pas complètement informée de ce que l'effet de cette liberté et de cette émancipation s'est étendu à leurs frères de couleur d'Asie et d'Afrique où existaient des conditions d'esclavage encore plus terribles.

Influencés et mus par l'exemple des États-Unis, les pouvoirs européens proclamèrent la liberté universelle de la race de couleur, et l'esclavage cessa d'exister.

On ne devrait jamais perdre de vue cet effort et cet accomplissement des nations blanches. Vos deux races devraient se réjouir en reconnaissance de ce que l'institution de la liberté et de l'égalité dans ce pays soit devenue la cause de la libération de vos semblables partout ailleurs. 

Les gens de couleur de ce pays sont particulièrement heureux car, Loué soit Dieu! les conditions sont ici bien plus élevées qu'en Orient, et il existe comparativement peu de différence avec la race blanche dans la possibilité de connaissances égales. 

Puissiez-vous vous développer vers le plus haut degré d'égalité et d'altruisme. Puissiez-vous vous unir en amitié, et puisse un développement extraordinaire faire de la fraternité une réalité et une vérité. Je prie pour qu'il n'y ait pas entre vous d'autre nom que celui d'humanité.

En conséquence, luttez ardemment et déployez vos plus grands efforts pour l'accomplissement de cette amitié et pour cimenter ce lien de fraternité entre vous.

Une telle acquisition n'est pas possible sans la volonté et l'effort de chacun : de l'un, expression de gratitude et d'estime; de l'autre, bienveillance et reconnaissance d'égalité.

Chacun devrait s'efforcer de développer et d'aider l'autre vers l'avancement mutuel. Cela n'est possible qu'en unissant effort et inclination.

L'amour et l'unité seront développés entre vous, amenant de ce fait l'unité de l'humanité. Car l'accomplissement de l'unité entre les hommes de couleur et les hommes blancs sera une assurance de la paix du monde. Alors le préjugé racial, le préjugé national, le patriotisme limité et les tendances religieuses disparaîtront et bientôt n'existeront plus.

Je suis content de vous voir à cette réunion, blancs et noirs, et je loue Dieu d'avoir eu cette occasion de vous voir vous aimer, car c'est la voie de la gloire de l'humanité. C'est la voie du bon plaisir de Dieu et de la félicité éternelle en son royaume. Je prie donc pour vous, afin que vous atteigniez l'amour le plus total et que puisse venir le jour où toutes les différences disparaîtront entre vous.

 

Photo : Église Saint James unie où 'Abdu'l-Bahá a donné un discours en septembre 1912

Abdu'l-Bahá'í – Bahá’í World Faith

W.C. van den Hoonaard,
The Origins of the Bahá’í Community of Canada

 

Montréal, le 28 mai 2020 - Les communautés bahá’íes dans les différents quartiers de la ville ont commémoré l’anniversaire du décès de Bahá’u’lláh, le fondateur de la foi bahá’íe. Bahá’u’lláh. est un titre qui signifie « la Gloire de Dieu » en arabe. Les bahá’ís considèrent Bahá’u’lláh comme le dernier d’une lignée de messagers divins comprenant Krishna, Bouddha, Moïse, Jésus et Mahomet, qui ont apporté les enseignements divins pour l’éducation spirituelle du genre humain.

Bahá’u’lláh s’éteignit au petit matin du 29 mai 1892 dans sa demeure en dehors d’Acre, une ville fortifiée qui avait été une prison notoire de l’Empire ottoman. Contrairement à la plus grande partie de sa vie d’adulte qui avait été marquée par les souffrances et les bouleversements, ses derniers instants furent paisibles.

Né dans une famille noble de Téhéran, en Iran, Bahá’u’lláh refusa de mener une vie d’aisance et de luxe à la cour du roi pour se consacrer au service des pauvres. Connu comme « le père des pauvres, » Bahá’u’lláh était profondément aimé et respecté pour son caractère exemplaire et sa sagesse. Cependant, pour avoir accepté les enseignements du héraut de la foi bahá’íe – « le Báb » — Bahá’u’lláh fit partie de ceux qui furent persécutés par les autorités civiles et cléricales persanes, qui craignaient le changement social engendré par les enseignements avant-gardistes du Báb.

Ces persécutions s’intensifièrent quand Bahá’u’lláh commença à révéler ses propres enseignements, entre autres : qu’il n’y a qu’un seul Dieu, que toutes les religions du monde viennent de Dieu, que l’unité et la paix sont maintenant possibles pour tous les peuples du monde par la reconnaissance de l’unité de l’humanité.

Les autorités craignant de perdre leur influence sur une population qui était de plus en plus attirée par Bahá’u’lláh et sa révélation, il fut exilé, d’abord à Bagdad par ordre du gouvernement persan, puis en tant que prisonnier de l’Empire turc, à Constantinople (Istanbul), à Andrinople (Edirne), et finalement à la ville d’Acre – qui faisait alors partie de l’Empire ottoman et maintenant d’Israël. Bahá’u’lláh et ses compagnons arrivèrent à Acre en 1868, 15 ans après le début de leur exil de leur terre natale de Perse. Bien qu’en 1879 les autorités lui permettent de vivre en dehors des murs de la ville, il restera prisonnier jusqu’à son décès en 1892, ayant passé presque 40 ans de sa vie en exil.

Aujourd’hui, les enseignements de Bahá’u’lláh constituent son héritage pour les cinq millions de bahá’ís partout dans le monde. Le lieu où il est enterré, adjacent à la maison où il passa ses dernières années, est un mausolée considéré par les bahá’ís comme l’endroit le plus sacré de la terre. Le tombeau de Bahá’u’lláh près de la ville d’Acre est entouré de magnifiques jardins ouverts au public.

Les bahá’ís commémoreront l’ascension de Bahá’u’lláh avec des prières et des réflexions sur sa vie et ses enseignements. Cette commémoration est observée par les bahá’ís comme l’un de neuf jours saints de l’année.

Montréal, le 8 avril 2020 – L’un des membres les plus aimés et les plus actifs de la communauté bahá'íe de Montréal, Khosrow Saidi (1940-2020), a quitté ce monde mortel pour le royaume immortel de l’éternité ! Cette nouvelle inattendue a apporté une profonde tristesse et un profond sentiment de perte pour toute la Communauté bahá’í montréalaise.

En réponse à l'appel de la Maison universelle de justice et dans le cadre des activités de l’expansion de la foi bahá’íe, la famille Saidi a quitté l'Iran en 1975 pour servir en Afrique. La jeune famille inspirée par l’amour de la foi, a quitté leur patrie pour la première fois pour servir dans un continent inconnu.

En quittant l'Iran, ils savaient seulement qu'ils iraient en Afrique de l'Ouest. Leurs voyages les ont conduits d'abord au Niger, puis au Togo et ensuite au Ghana avant d'atterrir en Côte d'Ivoire.

M. Saidi, comme nous le savons tous, était connu pour ses blagues et son grand sens de l'humour, toujours prêt à aider les amis à tout moment, peu importe l’obstacle ! Il était toujours très positif, avec une immense confiance dans l'amour et la puissance de Dieu. Sa vie était dédiée à la foi !

Il aimait particulièrement ouvrir la porte de leur maison à des amis et des invités, dans la mesure où sa famille pensait que c'était une condition préalable d'avoir un invité à la maison pour déjeuner, dîner ou dormir. La question importante de la journée était « Qui est à la maison aujourd’hui ? ». Leur maison était connue sous le nom de «  Hôtel Saidi »  où des centaines d'amis, de pionniers et de serviteurs de nombreuses institutions bahá’íes se sont rassemblés et y ont séjourné.

À Abidjan, alors qu’il était responsable du Centre d’Enseignement de Radiotélévision de l’Université de Côte d’Ivoire, il a contribué à l’inauguration du premier Centre audiovisuel bahá'í d’Afrique de l’Ouest. À ce poste, il a supervisé la production de matériel audiovisuel pour aider à enseigner la foi dans de nombreux pays d'Afrique de l'Ouest.

Depuis les dernières 35 ans, suite aux problèmes politiques en Côte-d’Ivoire, la famille Saidi a transféré son champs de service à Montréal où M. Saidi a servi au sein de différentes Institutions de la Foi, pratiquement jusqu’à la fin de sa vie. 

En 2017, son état de santé a commencé à se détériorer : il a lentement commencé à perdre la parole, mais pas son sourire et son habitude d'embrasser tout le monde pour démontrer son affection. En 2018, sa santé a atteint un stade critique. 

La pandémie a malheureusement empêché la famille d’être avec M. Saidi au cours des quatre dernières semaines avant que son âme ne prenne son envol vers le royaume d'Abhá. Nous sommes toutefois confiants que son âme ressentait leurs prières journalières au cours des derniers jours de sa vie.

La communauté bahá'íe de Montréal envoie sa profonde sympathie et son amour à son épouse, Mehri, à son fils Arash et à sa fille, Anissa ainsi qu'à son conjoint Poupak Jannissar, et ses petits-enfants, Bayan, Daryan, Léana, Mila et Kami.

Personne d’entre nous n'était un meilleur exemple de l'esprit de service, de l’hospitalité et de la chaleur d'affection que dégageait M. Saidi. Nous chérissons son mémoire de la même manière qu’il nous a accueilli, alors que la grande chaleur de son esprit nous enveloppait et soulevait toujours nos cœurs.

Une centaine de participants ont partagé une commémoration virtuelle à travers les continents.

Mausolée du Báb que le Mont Carmel à Haïfa, Israël                 * Photo Golgasht Mossafai

Montréal, le 23 mai, 2020 –  Dans une dizaine des quartiers à Montréal comme partout dans le monde, les bahá’ís ont célébré la déclaration de la mission du Báb, le Héraut d’une Foi universelle. Ces célébrations ont été organisé par les moyens de communications en ligne avec la participation d’un grande nombre de participants.

Ce jour est également important pour le monde entier car la première communication en morse a été transmis de Baltimore ; un message télégraphique constitué de points et de traits ! Un curieux message ;  "What hath God wrought", "Ce que Dieu a forgé". L’auteure du message ; un verset de l’ancien Testament (Nombre 23:23); n’est autre que Annie Ellsworth qui cherchait une phrase convenable, d’après la demande de  Samuel Morse, concepteur de l’alphabet du même nom. Il n’est pas certain si Annie a trouvé ce verset par hasard ou qu’elle a pris son temps pour trouver une phrase qui pouvait signifier l’importance de l’événement ! Elle était dans le sous-sol du bâtiment nommé Capitol à Washington, l’endroit où la cour suprême du pays est située. L’attention de Annie est portée sur une Bible dans la salle et, probablement, elle avait pensé qu’elle pouvait trouver une phrase dans ce livre d’une importante signification dedans et voilà !

Samuel Morse n’était pas destiné à marquer l’histoire des télécommunications. Figurez-vous que, de métier, il était peintre ! Cette idée d’envoyer des messages à la vitesse de l’électricité lui serait venue au moment de la mort de sa femme… Il se trouvait à l’époque en déplacement à Washington, pour un portrait du général de La Fayette et, prévenu trop tard de l’état de sa femme, il n’avait pu rentrer à temps pour lui faire ses adieux. Il s’est alors promis d’inventer un moyen de transmettre des informations plus rapidement qu’à la vitesse du courrier.

Morse se trouve alors à 600 kilomètres de là, à Washington, au Capitole. La destination du message à Baltimore. Transmission à trente caractères par minute, ce court message à transformé l’histoire de la télécommunication à travers le monde ! Depuis lors, évidemment, le morse est un peu tombé en désuétude, remplacé par les radios, les portables, et même Internet !

L’appareil de Samuel Morse, le télégramme, la Bible en question, le message télégraphique en forme de points et tiretsse trouvent actuellement au musée de Sciences et de Technologies à Washington DC.

Pendant les mêmes 24 heures, au premier étage de la modeste demeure dans un quartier pauvre de Shiráz, en Iran, le fils d’un drapier, descendant de la lignée prophétique d’Abraham et de Muhammad, inaugure une Révélation nouvelle pour l’humanité, une Révélation unificatrice qui engendre la futur relation globale des être humains, l’Ère nouvelle de l’humanité ! 

La vie et les enseignements du Báb marquent un tournant dans l’histoire de l’humanité. Né Siyyid Ali-Muhammad en 1819, il prit le nom de Báb, qui signifie « la Porte » en arabe. Sa mission publique, de 1844 à 1850, a représenté une révolution spirituelle qui a bouleversé l’ordre social, politique et religieux qui prévalait en Perse, ouvrant la porte à la nouvelle vision unifiante de Bahá’u’lláh.

Le Báb était un messager de Dieu dans la succession d’éducateurs divins venus au cours des siècles, incluant Abraham, Krishna, Zoroastre, Moïse, Bouddha, Jésus et Muhammad. Le Báb est apparu à un moment de l’histoire où les cultures et les peuples du monde se rapprochaient comme jamais auparavant. Le XIX e siècle a connu une série de changements dans les domaines économique, politique, scientifique et culturel si profonds qu’un éminent historien l’a qualifié de siècle de « transformation du monde ».

Montréal, le 8 avril 2020 – Suite au règlement de la ville, la communauté bahá’íe montréalaise a conseillé tous ses membres à prendre connaissance—et à suivre—les mesures mises en place par les autorités sanitaires et le gouvernement pour arrêter la propagation du virus COVID 19. Par conséquent, tous les rassemblements communautaire à été suspendus au Centre bahá’í aussi bien que dans les quartiers. 

Le fameux bourlingueur du livre « La Terre n’est qu’un seul pays », André BRUGIROUX a fait la remarque suivante : « Ce Covid-19 ne doit pas être aussi mauvais que ça puisqu'on y retrouve dedans un des chiffres "fétiches" des bahá’ís : le 19*. A voir ce qui  va en résulter. Voilà une cinquantaine d'années que je braille dans le vide pour essayer de faire comprendre aux gens que la terre n'est qu'un seul pays. Ce petit virus est en train de le démonter de façon irréfutable ! »

Dans une lettre adressée à la communauté, l’Assemblée spirituelle des bahá’ís, Institution administrative qui gère les affaires de la communauté à Montréal explique : - Comme il est étrange pour nous en tant que bahá'í, qui s’efforce de tout cœur de rassembler les gens ; doit faire maintenant tout ce qui est possible pour les séparer ! Alors que nous nous joignons à l'effort mondial pour pratiquer la « distanciation sociale » afin de jouer notre rôle dans la limitation des infections au moins de personnes possible, nous nous retrouvons dans des eaux inconnues. Comment poursuivre nos activités sans se retrouver ?

Nous sommes très heureux d'annoncer que la communauté a relevé ce défi avec enthousiasme et vigueur, se tournant vers la technologie pour surmonter notre séparation spatiale. Immédiatement, un certain nombre de quartiers ont utilisé le logiciel de téléconférence disponible sur le web, pour organiser la dernière fête, l'utilisent pour les réunions dévotionnelles. Les activités des pré-jeunes se poursuivent, presque sans interruption, en ligne.

En effet, la fête** de 19 jours de Jalál (Gloire) a eu lieu dans plusieurs quartiers en ligne avec la participation d’un grand nombre d’amis ! Les prières et les textes sacrés ont été récité et la consultation sur différents sujets ont eu lieu comme d’habitude ! La partie manquante était malheureusement la partie sociale ! Malgré tout, certains amis avaient préparé les gâteaux de fête mais manque d’un système de télé-transportation, nous n’avons pas pu les goûter !

L’Assemblée spirituelle continue dans sa lettre que pendant que nous restons tous à la maison, pour certains d’entre nous vivant seuls, c’est particulièrement difficile. Que ce soit pour faire l'épicerie, chercher quelque chose dans une pharmacie ou simplement les accompagner dans leur solitude, il faut soutenir ceux et celles qui se trouvent dans situation semblable et de développer un moyen pour entrer en contact avec eux et faire une différence.

Il est à noter que les communautés religieuses présentes au Québec ont demandé à la population de pratiquer leur religion à la maison et utiliser les moyens de communications électroniques pour célébrer les activités religieuses !

« On essaie de motiver tout le monde qui, au nom de la foi, pourrait peut-être trouver difficile d’arrêter d’aller dans leur lieu de prière habituel, mais de le faire comme acte de solidarité avec l’ensemble du Québec et du Canada », a déclaré monseigneur Christian Lépine, archevêque de Montréal et membre de l’Assemblée des évêques catholiques du Québec, à QUB radio mardi matin.    

« La religion donne une force d’âme, si on veut, mais est aussi un appel à être solidaire avec les autres donc ce n’est pas un appel à court-circuiter la science », a-t-il souligné.  

*La valeur numérique du chiffre 19 est égale au mot « unité » dans le numérologie arabe.

**La fête de 19 jours est célébrée au début de chaque mois bahá’í.  Le calendrier bahá’í est basé sur l’année solaire de 19 mois de 19 jours avec 4 ou 5 jours intercalaires pour compléter une année de 365 jours.

Les Photos : La fête de 19 jours en ligne et la conférence d'André BRUGIROUX diffusée à travers le monde!

S5 Box