Éléments d’une entreprise spirituelle mondiale
- 26 janv.
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Montréal, le 24 janvier 2026 – Plus de 150 amis se sont rassemblés au Centre bahá’í de Montréal pour assister à une conférence consacrée au processus d’apprentissage et à l’action sociale.
Rares sont ceux qui contesteraient que la quête du savoir est au cœur du progrès humain. L’accès à la connaissance ne constitue pas seulement un droit fondamental : chacun devrait pouvoir participer, selon ses talents et ses capacités, à sa production, à son application et à sa diffusion. Pour que cela devienne réalité, des transformations profondes sont nécessaires, tant dans la conception actuelle de l’individu que dans les structures et les processus de la société.
Ces changements exigent, entre autres, l’émergence d’une conversation enracinée à la base, impliquant un nombre croissant de personnes résolues à y contribuer activement. Une telle conversation doit nécessairement s’ancrer dans l’action. Elle doit être organisée de manière à permettre à des individus de tous horizons d’y accéder à un niveau abordable, tout en développant progressivement leur capacité à formuler et à mettre en œuvre des expressions de pensée et d’action de plus en plus complexes. Elle doit également prévoir des mécanismes permettant de consigner les enseignements tirés de l’expérience et d’en assurer une large diffusion.
C’est précisément cette conversation — se déployant dans le contexte de l’action — que les instituts de formation bahá’ís encouragent aujourd’hui, à petite échelle, dans d’innombrables communautés à travers le monde. Tous sont invités à y prendre part. En son essence, elle porte sur l’application des enseignements de la Foi bahá’íe à la vie individuelle et collective. Le processus de l’institut relie les participants à ces enseignements ainsi qu’à l’expérience accumulée de la communauté bahá’íe dans leur mise en pratique. Il les engage activement dans la création de ce corpus de connaissances et dans sa diffusion continue.
Les fondements conceptuels du processus de l’institut trouvent leur source dans les écrits bahá’ís, en particulier ceux qui traitent du cours et de la direction de l’histoire ainsi que de la nature du changement social. Selon ces enseignements, l’humanité est entrée dans une phase d’épreuves et de promesses sans précédent, alors qu’elle progresse vers sa maturité. Si son évolution physique a obéi aux lois de la nature, son développement s’est également inscrit dans une dimension spirituelle. L’aboutissement de cette maturité sera l’unification du genre humain au sein d’une civilisation mondiale, attentive tant aux exigences matérielles qu’aux valeurs spirituelles de la vie.
Les processus et les structures d’une telle civilisation devront nécessairement refléter un ensemble d’idéaux spirituels et moraux, parmi lesquels figurent l’élimination de toutes les formes de préjugés, la promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes, ainsi que l’abolition des extrêmes de richesse et de pauvreté — des principes en harmonie avec l’unité du genre humain, enseignement central de la Foi bahá’íe.
Les écrits bahá’ís soulignent enfin que l’émergence de cette civilisation ne résultera pas uniquement d’efforts visant à améliorer la société en négligeant l’individu. Elle est plutôt comprise comme le fruit d’une double transformation : un ensemble complexe d’interactions impliquant des changements profonds tant au niveau de l’individu que dans la structure même de la société.
Source: Bahá’í World Publications Volume xxxv



