top of page

Congrès unitaire

  • 7 févr.
  • 3 min de lecture

Montréal, le 7 février 2026 — Des amis venus de l’ensemble de l’île de Montréal se sont réunis au Centre bahá’í afin d’élire cinq délégués appelés à représenter la région à la Congrès nationale bahá’íe du Canada, traditionnellement tenue lors du dernier week-end de la fête de Ridván, en avril.

La Congrès national a pour objectif premier l’élection annuelle de l’Assemblée spirituelle nationale, organe de gouvernance de la communauté bahá’íe au Canada. Au-delà de cette élection, les délégués se livrent à une consultation approfondie sur les progrès réalisés et les besoins émergents de la communauté, formulant avis et recommandations de nature consultative, que l’Assemblée spirituelle nationale est appelée à considérer avec attention. Exempte de toute campagne ou nomination, cette consultation est tenue pour un devoir sacré : elle favorise un échange franc et mutuel des points de vue et contribue à l’élaboration d’une perspective nationale sur la croissance de la Foi bahá’íe.

Les Congrèss nationales réunissent généralement les délégués élus, les membres sortants et entrants de l’Assemblée spirituelle nationale et, à l’occasion, des membres du Corps continental des Conseillers. Les échanges portent souvent sur des thèmes de portée universelle, tels que l’émergence d’une nouvelle civilisation et l’édification de « havres de paix », reflétant la vision à long terme de la Foi en matière de transformation sociale.

Au cœur de l’ordre administratif bahá’í se trouve une conscience profonde de l’unité essentielle de l’humanité. Ce système encore en développement propose à l’humanité un modèle inédit de gouvernance, fondé avant tout sur la réciprocité et la coopération, l’unité et l’harmonie, la loyauté et la patience. Il redéfinit la nature même des relations entre l’individu, les institutions et la communauté.

Les expériences des dernières années offrent les premiers signes d’une dynamique nouvelle entre ces trois acteurs. On voit émerger des individus capables d’exercer leur liberté d’expression avec responsabilité, par une participation réfléchie à des consultations orientées vers le bien commun ; des institutions qui, conscientes de la nécessité d’une action coordonnée et féconde, cherchent non à contrôler, mais à soutenir et à guider ; et des communautés qui s’emploient à maintenir un climat d’unité et d’entraide, où les capacités individuelles, sous l’impulsion des institutions, se conjuguent en un puissant mouvement collectif. Une chaleur nouvelle et un souffle de vie caractérisent désormais ces relations, permettant à la force profondément transformatrice des enseignements de Bahá’u’lláh de s’exprimer plus pleinement.


Les scrutateurs au travail
Les scrutateurs au travail

Du niveau local à l’échelle internationale, les relations entre ces trois protagonistes de la vie communautaire bahá’íe se trouvent ainsi repensées, en contraste marqué avec celles qui prédominent dans de nombreuses sociétés, où trop souvent le citoyen réclame la liberté, le pouvoir politique revendique la primauté et les institutions exigent la soumission, enfermant l’ensemble des acteurs dans une lutte de pouvoir finalement stérile.

Il y a près d’un siècle et demi, sur fond de monarchies rivales, d’empires tentaculaires et de profonds bouleversements politiques et sociaux, Bahá’u’lláh annonçait que l’humanité s’approchait de sa maturité collective, prélude à l’avènement d’une paix durable. Il constatait toutefois que les structures de gouvernance et les relations enracinées entre les peuples et les nations de son époque étaient incapables de réaliser une telle vision. « Les vents du désespoir, écrivait-Il, soufflent hélas de toutes parts, et les dissensions qui divisent et affligent le genre humain ne cessent de s’intensifier… car l’ordre établi paraît profondément défectueux. »

Bien que relativement naissant, l’ordre administratif bahá’í — expression du « Système merveilleux » conçu par Bahá’u’lláh — démontre déjà sa capacité à canaliser les énergies de millions de personnes vers le tissage d’un nouveau tissu social, fondé sur l’unité, le sens et l’espérance.


Sources : Les principes d’administration bahá’íes,

Lettres de la Maisons universelle de justice

 
 
bottom of page