Les bahá’ís de Montréal ont de nouvelles raisons de s’inquiéter
de la sécurité de leurs coreligionnaires en Iran. Des nouvelles
récentes indiquent que des enfants qui fréquentent des écoles
primaires et secondaires sont devenus la cible de mesures de
harcèlement et de diffamation sanctionnées par le gouvernement.
Depuis plusieurs années, les bahá’ís se sont vu refuser l’accès
aux universités, mais les mauvais traitements infligés aux
étudiants bahá’ís touchent maintenant les enfants des niveaux
primaire et secondaire.
Les
écoliers bahá’ís sont surveillés en secret par les responsables de
l’administration scolaire, qui font ensuite rapport aux autorités ; ils
doivent écouter les récits ignobles et outrageux que font leurs professeurs
sur leur religion, et ils sont souvent expulsés de leur école quand ils
reconnaissent être bahá’ís. Les écoliers bahá’ís sont souvent victimes
d’attaques de la part de camarades de classe qui ne connaissent de la foi
bahá’íe que les faussetés propagées par le gouvernement et le clergé, qui
ridiculisent les bahá’ís en les traitant « d’impurs ». Selon une politique
gouvernementale, on accorde aux bahá’ís qui fréquentent les écoles
secondaires des notes suffisantes pour leur permettre d’obtenir leur
diplôme, mais trop faibles pour qu’ils puissent être acceptés dans les
universités.
Ces
récents développements s’ajoutent aux nouvelles reçues, il y a un mois,
d’une révision du code pénal qui a été présentée au parlement iranien,
révision qui fera de l’aspostasie un crime punissable de la peine de mort.
Les bahá’ís ont souvent été accusés d’apostasie, en raison de leur croyance
en Bahá’u’lláh, le prophète-fondateur de la foi bahá’íe qui a vécu de 1817 à
1892, plusieurs siècles après Muhammad, ce que plusieurs musulmans jugent
inaceptables sur le plan religieux.
Au
cours des deux dernières années, la persécution systématique des bahá’ís par
les autorités gouvernementales a augmenté. Les bahá’ís ont subi un plus
grand nombre d’arrestations temporaires, d’attaques sur le plan économique,
de destructions de leurs cimetières, et plus de 50 articles dénigrant leur
religion ont été publiés dans des journaux subventionnés par le
gouvernement. L’automne dernier, 54 jeunes bahá’ís ont été condamnés à des
peines allant de un à trois ans de prison, simplement pour avoir participé à
un projet de développement socioéconomique approuvé par les autorités
locales à Shiraz
La
persécution des bahá’ís en Iran suit un plan rendu public par les Nations
Unies en 1993, un plan décrit dans un document gouvernemental secret signé
de la main même du dirigeant suprême et président de l’Iran en 1991. Le
journal New York Times a
qualifié ce document de « lois de Nuremberg d’Iran ». La communauté bahá’íe,
qui compte 300 000 membres, est la minorité religieuse la plus importante en
nombre en Iran. Il y a environ 30 000 bahá’ís au Canada, dont 9 000 sont
d’origine iranienne.
DOCUMENTS:
Rapport sommaire sur les attaques contre les élèves
(document Word)
Appeal Letter
adresses (francais) (document Word)
Communique de
Presse 3-27-08 (document Word)
Exemple de lettre aux agences du monde (document Word)
Exemple de lettre aux autorités iraniennes (document Word)